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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 14:56

Pierre Seguin

 

Qu'allez vous proposer cette fois-ci au public bourbonnais : la primeure de votre prochain album ?

Pas forcément. Ça va dépendre du type de soirée, de l'ambiance et de l'humeur du moment. Parfois, on prépare un programme et on le change au dernier moment car il ne correspond pas à la soirée. Il faut un dosage entre des nouveaux morceaux et les anciens que les gens connaissent. Lorsqu'on allait voir Ray Charles, c'était pour écouter une énième version de « Georgia ». Beaucoup de gens se sont rencontrés sur des morceaux comme ça, se sont mariés en écoutant ça. On se doit de jouer ce que le public attend.

 

Vous jouerez donc certainement Soul Makossa, un titre qui vous a fait connaître dans le monde entier alors qu'il n'était que la face B du disque de la Coupe d'Afrique des nations 1972?

Un tube, c'est toujours une face B, un titre qu'on n'attend pas. Sinon, on en ferait un tous les jours (rires). C'est le public qui décide. C'est devenu un standard, repris maintes et maintes fois. mm.jpg

n Et pas toujours en vous payant les droits (*) ?  Déjà, cela veut dire qu'ils ont écouté ma musique. Et ça, c'est bien. Pour le reste, il y a des avocats pour ça.

 

Un morceau qui sera dans votre prochain album, à sortir en mai, dans une version très musique urbaine d'aujourd'hui?

Il faut être de son temps. Les gens évoluent aussi. Il y a de nouveau musiciens, de nouveaux synthés, de nouveaux sons. J'ai travaillé avec Wayne Beckford et des DJ. Il y a aussi beaucoup de jeunes dans mon orchestre. Ils m'apportent du sang neuf. Je suis comme une sorte de vampire (rires).

 

Vous qui avez joué avec les plus grands du jazz, vous vous intéressez aux musiques d'aujourd'hui comme le hip-hop par exemple ?

Bien sûr. C'est vrai que beaucoup de jazzmen ont tendance à classifier, à dire que le jazz s'est arrêté dans les années 40 ou avec le be-bop. Ce n'est pas le genre de la maison. Il faut écouter la musique sans 'illères. Il y a toujours des choses, il faut être à l'écoute.

On voit aujourd'hui beaucoup de chanteurs, de reggae africain, moins de musiciens? Où sont les nouveaux Fela ou Dibango? Des chanteurs oui, mais ils ne sont pas tout seuls. Franck Sinatra aussi avait besoin d'un orchestre derrière lui. Il y a beaucoup plus de musiciens qu'avant et sur tous les instruments.

Cette nouvelle génération a ses modèles, les Fela, Bona ou Dibango. Et il a fallu du temps pour que cela macère. Mais ils n'arrivent pas forcément jusqu'ici.

 

Quel est votre regard sur l'Afrique d'aujourd'hui ?

J'en reviens justement. Je suis optimiste. On parle ici encore beaucoup trop de l'Afrique de manière négative. Toujours sous l'angle des chefs d'États, ces dictateurs que les occidentaux ont mis en place d'ailleurs. Les choses sont en train de bouger avec une nouvelle génération qui ne vit pas avec tout le poids de la décolonisation et qui ne rêve pas forcément de venir ici, comme on l'entend beaucoup. Moi j'incite vraiment les gens à voyager, à aller se rendre compte sur place.

On vient de fêter les 20 ans de la disparition de Gainsbourg, avec qui vous avez joué? Oui et les 30 ans de celle de Brassens. Gainsbourg, c'était un grand bonhomme dans tout ce qu'il faisait. Un artiste à temps plein, jusqu'au bout des ongles. Gainsbourg et Vian, c'est ma France à moi.

 

Vous défendez vos droits d'auteur contre le plagiat, quel est votre point du vue sur le téléchargement ?

La musique populaire est un produit de consommation. Lorsqu'on va à la boulangerie, ce n'est pas gratuit. Les solutions commencent à arriver. Il faut redéfinir la notion de droits d'auteur et la manière de rémunérer les auteurs. Touver un juste équilibre.

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Published by CAMEROON STAR - dans MANU DIBANGO
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