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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 16:20

Le parcours de Blick Bassy est truffé d'heureux hasards. Originaire de Yaoundé, il naît en 1974 sous des auspices favorables, bercé par des sons peu diffusés coblickbassymme ceux de João Gilberto, Gilberto Gil, Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Nat King Cole. « Les musiques locales s'y superposaient avec des gens comme Francis Bebey, qui a eu une grande influence sur ma génération », se souvient-il. Vers l'âge de dix ans, trop turbulent, Blick est envoyé à la campagne. « Ma mère était chanteuse, mais j'ai rencontré la musique traditionnelle et la guitare grâce à ce village, ça a été un vrai déclic », explique-t-il. « Scotché » par la guitare du musicien ambulant qui passait dans les villages, il se met à gratter en douce celle de son oncle.

 

Avec The Jazz Crew, le groupe monté au lycée, Blick Bassy compose et décide de se consacrer à la musique, contre vents et marées. Son engagement pour le patrimoine bantou se révèle avec Macase, la formation qu'il quitte en 2005 après deux albums pour s'installer à Paris. Il y découvre les sons de la kora, du n'goni, et joue dans les bars pour se faire un nom. Son premier album solo, Léman, sorti en 2009, témoigne de son périple d'Afrique Centrale vers l'Afrique de l'Ouest, au départ de la France. L'histoire d'Hongo Calling est celle du cheminement d'un rythme, le hongo. Blick explique : « C'est un rythme traditionnel bassa, très festif, qui accompagne les gens dans tous les événements de la vie, pendant les séances de guérison... On le retrouve au Sénégal, au Cap-Vert, au Brésil. Je me suis demandé comment ce son avait voyagé, très probablement avec la route des esclaves. »

 

Parmi les intervenants d'Hongo Calling figure le Brésilien Lenine. « Je connaissais bien son travail, c'est un excellent rythmicien. On s'est croisé sur un festival en Angola, et je partais enregistrer à Rio. Il m'a invité chez lui, on a fait deux titres ensemble, c'est une vraie rencontre ! », raconte Blick. Il poursuit : « Je suis parti avec les titres en tête, mais j'étais dans une recherche sur ces rythmes. C'est comme ça que j'ai rencontré Marcos Suzano, qui a fait les percus, et le flûtiste Marcelo Martins, un mec génial. Les choses se sont construites à Rio et j'ai terminé à Paris. » Sur ce disque, Blick dit « partir les yeux fermés du Cameroun en suivant le hongo jusqu'au Brésil, entrant parfois dans la peau d'un esclave ». Sa voix aérienne joue des intonations de la langue bassa avec virtuosité, épousant des rythmes de samba ou d'assiko, une danse traditionnelle camerounaise. Producteur, arrangeur, Blick Bassy est un fervent défenseur de la langue bassa et d’une culture griotique. Il porte à Yaoundé le projet Rap Conteurs et une association dédiée aux enfants des rues. À tous, il fait le même discours : « Assumez vos racines, c'est votre identité. »

S’il caresse des projets avec le Capverdien Tcheka, Blick est autant fasciné par Camarón de la Isla que par la musique indienne : « Quand on travaille, on peut passer un cap et entrer dans une transe qui nous fait penser que "ça vient d'ailleurs". Ça veut dire qu'on a franchi les barrières, qu'on ne contrôle plus rien ! » Blick Bassy a encore de beaux voyages devant lui.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 14:22

Puisque les informations tournent ô combien plus vite qu’un tambour de machine à laver, qu'elles s'entrechoquent dans la «multimédiasphère», je vous propose une vision reposée, distanciée et souriante de cette semaine. La mienne.

2010-08-29-mbia.jpg

Lundi. Le nœud pap’ de Stéphane Mbia. Lundi soir Stéphane Mbia est l’invité de Lundi Foot, le débat foot du lundi sur Eurosport. Méchamment sapé, le joueur de l’OM arbore un costard gris, une chemise blanche et surtout un nœud papillon digne des Marx Brothers du même gris. On ne voit que ce nœud pap’ durant l’émission car il penche ostensiblement vers l’extérieur. On m’en parle quatre fois dans la semaine et je fini donc par regarder quelques extraits sur un moteur de recherche vidéo. A quoi tient parfois le buzz en télévision…

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 23:11
Non, Samuel Eto’o n’a pas reçu la visite d’une prostituée lors de la rencontre entre le Sénégal et le Cameroun (1-0), en mars. Pas plus le capitaine et buteur de la sélection camerounaise que le reste des Lions Indomptables. La Fédération sénégalaise a démenti l’information sortie dans la presse camerounaise.

C’est une sale affaire qui remonte au déplacement du Cameroun au Sénégal, pour le compte de la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2012. A l’époque, en mars 2011 donc, Samuel Eto’o, le capitaine des Lions Indomptables, aurait reçu la visite d’une prostituée de Dakar à la veille de la rencontre, perdue (1-0). Tout comme le reste de ses coéquipiers.

En effet, le directeur administratif des sélections du Cameroun, Nguidjol Nlend, a accusé, dans un entretien accordé au journal Le Messager, les responsables du football sénégalais d’avoir cherché à les perturber lors du séjour des Lions à Dakar, comptant pour la 3e journée des éliminatoires de la CAN 2012. A en croire le responsable camerounais, une prostituée aurait même tapé à la porte de la chambre de Samuel Eto’o. Poussant ce dernier à déménager. "Faux", selon Louis Lamotte, vice-président de la Fédération sénégalaise de football, chargé de l’organisation.

Déstabilisation

"J’ai bien lu dans la presse cette information que j’assimile à une pure intox. Parce qu’après ce match aller, nous n’avons reçu aucune plainte de la délégation camerounaise. Au contraire, elle nous a adressé des compliments par rapport à la qualité de l’accueil et à la prise en charge de l’ensemble des demandes qu’ils ont formulées. Autant pour la sécurité qui a démarré depuis l’accueil. Même si l’adresse de l’hôtel réservé nous est restée inconnue jusqu’à leur arrivée. Ceci ne nous a pas empêchés de prendre toutes les dispositions et toutes les précautions pour qu’ils soient bien accueillis et bien traités", a-t-il assuré à Wal Fadjri.

Même son de cloche du côté du Radisson Blu, l’hôtel choisi pour héberger la Tanière. "C’est une fausse information. La délégation camerounaise n’a jamais été dérangée durant son séjour. Toutes les conditions de sécurité sont réunies à notre niveau pour que nos clients ne connaissent pas d’ennuis", assure-t-on.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 22:54

Arme impérialiste clé, outil d’éducation et de conquête des peuples, signe extérieur dDanse_Cameroun140501300.jpge richesse intérieur, la culture est sans doute le fil conducteur de l’esprit d’une population. Il parait donc évident qu’une culture forte est un artefact qui précède une puissance économique, diplomatique (Usa, japon, Chine, France, Angleterre…) Au Cameroun, si le subtil équilibre entre culture musicale locale et produits importés sous fond d’ouverture d’esprit restait maintenu ; depuis une quinzaine d’années on assiste à une décrépitude spectaculaire de la qualité musicale, sous le regard hagard et paresseux des autorités en charge.

Loin du discours démagogue du nostalgique hostile aux mises à jour, et enclin à regretter de droit les époques Manu Dibango, Ben Decca, Kotto Bass, Eboa Lotin, Sam Fan Thomas, Ndedi Dibango ou encore Prince Eyango ; loin de cela, le constat est clair et factuel : La musique camerounaise est aujourd’hui, inexportable, brouillon, plate, et le pire, inidentifiable, si non identifiable par son manque d’identité et c’est bien là le signe de la fin.

Guy Watson ; tout un symbole

Comme un symbole, l’artiste camerounais le plus en vu de l’heure, Guy Watson, dit « mignoncité ». S’il y a peu de choses à reprocher à ce jeune homme passé de l’ombre à la lumière en un temps éclair ; des sous quartiers de Douala aux scènes de sous quartiers européens, le rêve camerounais existe ! Un rêve aux fondations en pailles pourries.

Un bit emprunté aux amis ivoiriens, aucune variante, quelques phrases hachées façon folklor Bamiléké, et le tour est joué, le « succès » assuré. Si aucun album n’est vendu, au moins l’assurance du buzz sur youtube et quelques voyages en Europe pour se produire fièrement sur les scènes les plus merdiques du paysage afro culturel, devant un public camerouno-camerounais en délire. Très vite, le sommet de la carrière est atteint et le retour dans l’ombre se ferra aussi rapidement que la sortie. Pathétique ! Autant que le manque d’inspiration sur scène, la pauvreté dans la créativité et le seul atout du dégueulasse pour plaire à un public lobotomisé.

Petit Pays, maestro du chaos !

Une légende, un grand, obstiné à s’autodétruire, obsédé par la petitesse. L’incompréhensible petit Pays aurait pu être cité aux côtés des Manu Dibango et autre Koffi Olomidé, mais le natif de Douala travail depuis 10 ans pour le compte de la médiocrité, avec quelques fois des sursauts de génie. Une sorte de Samuel Eto’o de la musique camerounaise ; Aussi talentueux que stupide ; au don autant constructeur que destructeur, en somme, nul ! ; des modèles biaisés pour une jeunesse affamée et rêveuse.

Petit pays ne saurait être complètement lavé de toute responsabilité dans cette chute nationale, car derrière lui, se trainent plusieurs générations d’artistes de pacotilles ayant eu pour modèle ce même Turbo d’Afrique qui a réussit à inverser les normes de jugement et ériger la médiocrité en réussite. Au Cameroun, il suffit désormais d’être au moins médiocre pour s’assurer du succès. Malheureusement, un succès aux courtes jambes, car le marché international de la musique ne reconnait pas ces normes. On ne verra donc plus aucun artiste camerounais sur les vraies scènes internationales, ce qui ne semble pas émouvoir les autorités qui par leur attentisme contribuent largement à cette mort lente.

Les conspirationnistes parleraient d’une volonté politique de maintenir la population dans un vide culturel, travailler à la dépravation des moeurs et en faire 20 millions d’esprits comateux pour des fins manipulateurs. Ce pendant, l’histoire camerounaise récente nous ayant montré une absence de stratégie dans tout et pour tout, cette théorie valoriserait à la limite ces dirigeants dont l’action principale est l’inaction.

La culture est contrairement à ce que l’on pense, de l’ordre de l’acquis et non de l’inné. De plus, des résultats scientifiques récents nous apprennent qu’elle n’est pas propre à la race humaine, car il existe également une culture animale. De ce fait, Elle est donc emmenée à évoluer ou pas. Côté Cameroun, les autorités ont fait le choix de la régression et le résultat spectaculaire ne vient que confirmer ces résultats scientifiques.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 09:11

 30 ans, 20 buts en 33 matches de Série A italienne cette saison avec l’Inter Milan, l’attaquant camerounais, Samuel Eto’o Fils ferait l’objet d’une très grande convoitise du clu1_inter-milan-samuel-eto-o_diaporama-copie-1.jpgub anglais de Premier League, Manchester City.

 

Le club serait prêt à débourser la faramineuse somme de 50 millions d’euros (environ 32,8 milliards de F cfa) pour s’attacher ses services. Ceci afin de pouvoir pallier au départ de Carlos Tevez qui pourrait faire ses adieux aux citizens dès juin prochain.

Si jamais ce transfert venait à être effectué, ce sera une occasion pour le club citizen de s’offrir un joueur d’un palmarès très enviable. Ancien joueur de Leganes, du Real Madrid, et du FC Barcelone, l‘attaquant intériste dispose dans son palmarès des titres de Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations en 2002, 2000 (avec le Cameroun), Vainqueur des Jeux Olympiques en 2000 (avec le Cameroun), Vainqueur de la C1 en 2006, 2009 (FC Barcelone), 2010 (Inter Milan), Vainqueur de la Super Coupe d’Italie en 2010 (Inter Milan), Vainqueur de la Super Coupe d’Espagne en 2006 (FC Barcelone), Champion d’Italie en 2010 (Inter Milan), Champion d’Espagne en 2005, 2006, 2009 (FC Barcelone), Meilleur buteur du Championnat d’Espagne en 2006 (FC Barcelone), Vainqueur de la Coupe d’Italie en 2010 (Inter Milan), Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 2003 (Real Majorque), 2009 (FC Barcelone). Ce qui fait dire qu’il est aujourd’hui l’un des joueurs à palmarès très riche encore en activité qui pourra faire bénéficier de toute cette expérience à n’importe quelle équipe qui l’accueillera.

Tout compte fait, seules les semaines à venir nous fixeront sur la probable transmission d’offre évoquée par notre confrère Itasportpress, pour justifier l’envie des Citizens.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:13

A l'instar de Taye Taiwo et Stéphane Mbia, le Conseil national de l'éthique a été clément aAnniversaire-Aurelien-Chedjou.jpgvec Aurélien Chedjou. Convoqué pour ses propos sur l'arbitrage devant les caméras de télévision à l'issue de la défaite du Losc face à Monaco (1-0), le 9 avril dernier, le défenseur camerounais n'a écopé que d'un match de suspension avec sursis. Il pourra donc disputer les prochains matchs de Lille en cette fin de saison.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:39

Mazembe et DCMP seront fixés sur leurs adversaires le 15 mai - La CAF va procéder au tirage au sort pour la constitution des groupes des quarts de finale de la Ligue des champions le dimanche 15mai. Pour la Coupe de la Confédération, il sera question de confectionner les combinaisons pour le tour de cadrage (Tour de cadrage ou 8èmes de finale bis). Double vainqueur de la Ligue des champions, le TP Mazembe attend ses adversaires pour les quarts de finale. On connaît sept des huit qualifiés. Il s'agit de Mouloudia CluCoton-Sport-4.JPGb d'Alger (Algérie), Espérance Sportive de Tunis (Tunisie), Raja de Casablanca (Maroc), Mazembe (RDC), Al Ahly (Egypte), Enyimba (Nigeria) et El Hilal (Soudan).

La huitième place va se jouer entre Coton Sport du Cameroun et l'Entente Sportive de Sétif d'Algérie. Le match retour va se jouer le vendredi 13 mai à Sétif. A l'aller à Garoua, Coton Sport l'avait emporté par 4-1. Mazembe a, quant à lui, obtenu sa qualification en éliminant Wydad de Csablanca du Maroc.

En Coupe de la Confédération, le tour de cadrage va se jouer entre les équipes qualifiées aux 8èmes de finale de la Coupe de la Confédération et celles débarquées de la Ligue des champions. Tombeur d'Haras-el-Hodoud, le Daring Club Motema Pembe s'attend à hériter d'un gros client.

Les hommes du coach Mohamed Nabi Dassredine « Nash » sont déjà sur pied de guerre. Le Daring s'est fixé comme objectif de la saison les quarts de finale de la Coupe de la Confédération. Cet objectif n'est qu'à deux matches.

Les équipes qualifiées en quarts de finale de la Ligue des champions.

Mouloudia Club d'Alger (Algérie), Espérance de Tunis (Tunisie), Raja de Casablanca (Maroc), TP Mazembe (RDC), Al Ahly (Egypte), Enyimba (Nigeria), El Hilal (Soudan), Coton Sport (Cameroun) ou Entente Sétif (Algérie)

Les équipes qualifiées en Coupe de la Confédération JS Kabylie (Algérie), Primeiro de Agosto (Angola), Difaâ Hassani Jadidi (Maroc), MAS Fès (Maroc), Sunshine Stars (Nigeria), DC Motema Pembe (RDC), Kaduna United (Nigeria) et Sofapaca FC (Kenya).

Les équipes repêchées après les 8èmes de finale de la Ligue des champions

Wydad Casablanca (Maroc), ASEC Mimosas (Côte d'I­voire), Al Ittihad (Libye), Zesco United (Zambie), Club Africain (Tunisie), ASC Diaraf (Sénégal), GD Interclube (Angola) et le perdant du match ES Sétif (Algérie)-Coton Sport (Cameroun).

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:27

Si vous ne connaissez pas Valéry Ndongo, retenez bien son nom, vous allez beaucoup entendre parler de lui dans l’avenir !

Ce jeune humoriste camerounais est déjà une star dans son pays, et est en train de conquérir le reste de l’Afrique. De passage à Dakar dans le cadre de sa tournée Africaine (une dizaine de pays), Valéry Ndongo nous a offert le 21 Avril dernier, avec son spectacle « Bienvenue O Kwatt » un one-man-show rafraîchissant avec de l’humour bien de chez nous.

C’est un artiste simple, sympathique (et qui n’a pas oublié son humour sur la scène) qui m’a reçu autour d’un verre pour nous en dire un peu plus sur lui.

 

Forcément pour faire style, d’entrée de jeu, je luis sors cette question qu’il pose sans cesse au public pendant le spectacle : « Y’ a quoi Valéry? » Original hein ? Tu parles ! Il a dû l’entendre juste quelques milliers de fois. Pourtant, il joue le jeu, sourires aux lèvres, il répond (certainement pour la mille sept cent cinquante troisième fois), « Y ‘a rien c’est l’homme qui a peur !».

Mais pourquoi donc cette phrase qui revient sans cesse pendant tous les spectacles ?

En fait, nous au Cameroun, dans notre style humoristique, à la base il faut toujours essayer de trouver une espèce de leitmotiv qui va créer un lien entre le public et toi. Généralement, ca se passe sous forme d’une phrase ou un mot que le public reprend avec toi en chœur. Avec le temps le public te reconnait avec ce mot ou avec cette phrase. Ca permet de créer autour de toi, un mot, une phrase qui t’identifie ; du coup ton nom et ton image passe plus.

Ce message semble effectivement lui coller désormais à la peau

Dans tous mes spectacles il y aura cette phrase, mais là, c’est le premier spectacle où je l’utilise vraiment à fond.

Un spectacle où il ironise beaucoup sur les rapports entre blancs et noirs dans son « Kwatt », son quartier au Cameroun. L’amour, l’amitié, la vie de tous les jours… tout y passe et tous y passent ! Un spectacle qu’il présente aussi bien en Afrique qu’en Europe, la perception est-elle la même ?

 

En fait, généralement, mon spectacle a deux phases quand il y a un public métissé. Généralement quand je me moque des blancs, ce sont les noirs qui rient un peu plus. Et quand je parle des noirs, hé bien les blancs rigolent un peu plus. Mais ils rigolent tous d’eux-mêmes aussi. Ca crée une sorte de jeu, et moi en tant qu’artiste, je dois équilibrer les choses. Que personne ne se sente visé, mais que les gens sachent que dans la manière de dire et de faire, il ya des choses bien et d’autres pas.

 

Le public dakarois était métissé, et a rit en chœur. Ha oui, il y a bien cette dame qui cassait un peu l’harmonie de la chorale-du-rire avec son hilarité absolument irrésistible et contagieuse. Mais comme je vous comprends madame. Il est difficile de contrôler son rire devant Valéry Ndongo :-)  Mais que pense justement l’artiste du public sénégalais ?

 

Ecoutes, moi j’ai été assez surpris déjà d’avoir une salle presque pleine. Mais je pense qu’il n’y avait pas beaucoup de sénégalais dans la salle. Il y avait pas mal de français et puis pas mal de camerounais tu vois, et moi quand je suis en tournée, ça me plairait plus d’avoir des gens du pays même. Il n’y avait pas beaucoup de sénégalais dans la salle et c’est dommage pour moi, parce que j’aurais aimé être confronté à un public sénégalais et voir comment ils réagissent. Bon ce sera peut être pour la prochaine fois, parce qu’en même temps les gens se déplacent pour les noms qu’ils connaissent. Quand tu as un nom qui n’est pas vraiment connu dans une ville, c’est difficile.

Mais le public qui était là était super ! Et ça m’a surpris qu’il soit venu nombreux aussi parce que quand tu ne passes pas à la télé, le public se déplace difficilement. Mais là, il est venu et ca s’est bien passé !

 

Oui le public est venu, il a vu, il a ri (Pensées de chat : pffff ça aussi ma fille, ce n’est pas très original).Valéry Ndongo fait rire les gens, mais qu’est ce qui fait rire Valéry Ndongo ?


Qu’est ce qui me fait rire ? En tout cas moi, dans mon groupe d’amis au camer, je ne suis pas le plus drôle ! J’ai des potes qui sont beaucoup plus drôles que moi, on rigole tout le temps. (Pensées de chat : Heu… et comment on fait pour se joindre à se groupe d’amis ? :) Il y a un test à passer ? un bizutage ? Je suis prête ! )

Entre être drôle dans la vie et en faire un métier, il y a quand même une petite barrière à francbienvenue-o-kwatt_eric-legrand.1281628308.jpghir.

 

Moi qu’est ce qui me fait rire ? (Pensée de chat : Oui on va y arriver…) c’est tout ce qui est spontané, tout ce qui est dit et fait de manière naturel. En même temps, tu ne peux jamais savoir ce qui va faire rire, parce que c’est par rapport à l’instant et la façon dont c’est dit ou la façon dont c’est fait.

 

Pourtant l’artiste pense pertinemment que l’humour est « l’arme idéale pour désamorcer des choses, et c’est surtout l’arme idéale pour critiquer la société ». L’humour selon lui, fait un parfait contrepoids au pouvoir en place, et permet de véhiculer des messages importants, d’où le choix de son métier d’humoriste. Métier qui marche très bien au Cameroun où le stand up est devenu très populaire. Notre ami n’est pas étranger à ce phénomène pour avoir créer le concept « Stand up night show » avec l’association stand up qu’il dirige.

 

Je travaille sur ce projet avec un ami camerounais qui s’appelle Major Assé qui est très talentueux et très populaire au Cameroun aussi. On a vendu le concept à une chaine télé et c’est devenu super populaire au Cameroun. Maintenant au Cameroun, le stand up c’est Valery Ndongo et Major Assé.

 

L’artiste se dit content de la place que l’humour est en train de gagner dans le milieu artistique africain.

 

Toutes les instances de subvention de l’art n’ont jamais vraiment misé sur l’humour. Les subventions allaient toujours à l’art contemporain, la dance, l’écriture. Personne n’a misé sur l’humour. Maintenant l’humour a fait son bonhomme de chemin, pratiquement tout seul, et s’est imposé comme une expression artistique, une forme d’art à part entière. C’est reconnu par le public qui court les spectacles d’humour comparé aux spectacles de théâtre et le reste. Ceux qui subventionnent l’art maintenant sont en train de regarder l’humour différemment et de vouloir investir dedans. Les humoristes ont dû casser les portes. On a d’abord été reconnu par le public, maintenant on est reconnu par les structures de financement.

 

L’humour est un art ! Mais quel est la qualité d’un bon humoriste selon Valéry Ndongo ?

 

D’être soi ! D’être spontané et naturel, mais la plus grande qualité d’un humoriste c’est de savoir observer. L’humoriste n’est pas forcément le plus drôle dans la vie ; il doit pouvoir observer, remarquer et retenir les paroles, les tics et les comportements des gens. C’est grâce à cette observation qu’il peut écrire des sketches et c’est pour ça que les gens s’y reconnaissent après. Evidement humainement aussi il faut être cool. Simple et humble avec les gens.

 

Simple et humble. Il semble l’être resté malgré sa popularité grandissante au Cameroun. Demandez lui s’il signe des autographes et entendez cet éclat de rire qui cache un certain gêne (démasqué mon cher !). Bien sûr quand un humoriste est gêné il trouve une parade drôle…

 

C’est assez impressionnant de voir comment les camerounais du Cameroun se comportent comme le public occidental. Ils demandent des autographes, des photos… Ca là, moi-même ça me wanda ! A chaque fois, en plein Yaoundé ou à Douala, les filles ou les gars viennent me voir et moi je leurs dit «Hey, on n’est pas à Paris hein » (rires).

 

Wanda ! Un mot qui revient toujours quand on écoute Valéry. « Si vous ne comprenez pas Ce n’est pas grave, c’est le but » nous dit-il en spectacle. Nous ne comprenons pas c’est vrai mais pour agendakar il fera bien une exception et nous expliquer. N’est ce pas Valéry ? Que veux donc dire wanda

 

Wanda veut dire « j’hallucine ». Ca vient de l’anglais wonderful. En fait le camfranglais c’est un mélange d’anglais de français et de dialectes camerounais. Les camerounais aiment bien créer un petit mystère autour du camfranglais mais moi justement c’est l’inverse que je veux. Je veux que les gens comprennent et aient envie de parler camfranglais ; parce qu’une langue qui n’est pas parlée se meurt. C’est pour ça d’ailleurs que je travaille sur un dictionnaire du camfranglais qui sera publié dans un an maximum. Ce serait intéressant que les gens viennent voir le spectacle, et si le camfranglais les intéresse ils se procurent le bouquin et après ils vont comprendre pourquoi c’est important au Cameroun et comment ça a évolué.

Les mots, une passion pour Valéry Ndongo qui termine son spectacle en beauté par la déclamation d’un beau texte titré « ce Kwatt là », adapté du célèbre « ces gens là » de Jaques Brel. L’artiste nous confie avoir embrassé l’art par la poésie

 

J’ai commencé l’art par la poésie ! C’est la première expression artistique que j’ai embrassé. J’ai écris pas mal de poèmes, il y en a quelques uns que j’ai publiés dans des revues au Cameroun. J’ai commencé par la déclamation de poèmes pour arriver à des sketches sans me rendre compte.

 

Demandez lui s’il prévoit de revenir à ses premiers amours, il vous dira qu’il ne s’en est jamais vraiment éloigné, et que dans son prochain spectacle il ya aura deux à trois textes de slam/poésie. Parlons-en justement des prochains spectacles. Quels sont les projets ?

 

Là, je développe le projet « Africa Stand up » un projet de formation en stand up dans plusieurs pays africain. Le mali est motivé pour m’accueillir en 2012 ainsi que Dakar et Saint-louis .

Je reviendrai donc à Dakar pendant 2 semaines pour travailler avec 4 ou 5 sénégalais et à la fin, on fera un spectacle de restitution sur des sketches qu’on aura travaillés pendant l’atelier. Ca c’est en prélude du gros projet sur lequel je travaille avec A. Moussa Ndiaye à Bamako pour faire de grosse soirée de stand up dans toute les grandes villes africaines. Mais ca, on va prendre le temps de bien mettre ça sur pied.

J’ai encore quelques pays à faire pour la tournée, il y a des chances que certains d’entre eux acceptent de m’accueillir après pour les formations. Ca nous fait de la matière. Comme ça le stand up est vulgarisé et il y a des jeunes qui vont s’y intéresser. Les plus doués vont sortir du lot et il y aura des spectacles et des tournées.

Sinon je travaille aussi sur mon prochain spectacle prévu pour 2013, le temps que je tourne avec celui-ci…

Au Cameroun il y a le stand up night show dont je t’ai parlé tout à heure, on fait des spectacles tous les trimestres ; et c’est là que j’expérimente tous mes nouveaux sketches.

 

Voilà qui promet. Restez à l’écoute sur Agendakar pour être informer de cet alléchant programme. En attendant n’oubliez pas : » il n’y a rien c’est l’homme qui a peur » !

Merci Valéry et bon vent !

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:08

1305276633411

1305276657446Patrick Mboma sera à la présentation, Ménélik assurera la direction artistique de cette télé réalité footballistique

 

Patrick Mboma, Ménélik, mais aussi les stars du monde du football comme Mamadou Niang, Cyril Domoraud, les frères Kalou, Didier Drogba, Pape Diouf, Christian Karembeu, ou de la musique telles que Lynnsha, Fally Ipupa, Barbara Kanam, Pit Baccardi, Kaysha et d’autres noms ont accepté de soutenir cette télé réalité footballistique panafricaine : AFRICAN FOOTBALL DREAM TEAM (A.F.D.T.).

 

Ce programme permet de braquer les projecteurs sur le talent de jeunes joueurs qui pourront ainsi être repérés par des clubs et faire évoluer leur carrière. Avec le concours du gouvernement équato-guinéen, c’est le Complexe Omnisports de Malabo, spécialement conçu pour accueillir la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de 2012, qui abritera cette 1ère édition de l’African Football Dream Team durant l’été 2011. En effet, l’émission qui débutera en juillet, s’achèvera en septembre 2011.

 

44 candidats âgés de 16 à 18 ans recrutés à travers 10 pays d’Afrique
Produite par la société ONYX Consulting, l’objectif de l’émission de télé réalité itinérante et panafricaine A.F.D.T. est de détecter et de révéler de jeunes talents du football africain, déjà licenciés de football et âgés de 16 à 18 ans. Aidée des fédérations nationales de football, une sélection de 44 candidats se fera à travers 10 nations du football africain. A l’issue de 12 semaines d’épreuves et de compétition puis d’un système d’éliminations hebdomadaires impliquant le téléspectateur, seulement 11 d’entre eux - soit une équipe type panafricaine - fanion d’une Afrique unie, gagneront l’opportunité d’effectuer un stage professionnel de 6 à 8 semaines dans un grand club européen.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:00

L’animateur Tchop Tchop, promoteur du Jambo Grooving Tour donne les explications sur le report et annonce les nouvelles dates.

 

La grosse actualité ce sont les deux concerts du Jambo Grooving Tour 2, qui ont été non pas annulés mais reportés nous dites-vous. Qu’est ce qui l'explique ?
Tout simplement des raisons de santé. La Mama avait la voix enrouée par une grippe. Elle ne pouvait pas chanter et donner toute la mesure de son talent. Et elle déteste le Play-back qui était la dernière solution, le plan B dans ces cas là. Elle nous a dit, "vous ne pouvez pas vendre le live aux gens et leur donner le Play back, sous prétexte que ma voix est cassée." C’est la seule raison. Je reviens de Libreville où j’ai pu constater que la Mama se porte mieux donc d’ici deux semaines tout sera réglé. Elle revient le 27 mai à Yaoundé et le 28 mai à Douala.

Ces dates coïncident avec celles de la tournée de Kareyce Fotso à Yaoundé et Douala. Ne pensez-vous pas que le concert de Kareyce, qui est un peu aussi votre fille en prendra un coup ?
J’avoue qu’au moment où on arrêtait les dates à Libreville, j’avais perdu de vue que Kareyce jouait les 27 et 28. Comme elle se trouve actuellement aux Antilles, je n’ai pas pu la joindre pour qu’on essaye de voir s’il y a possibilité de changer les dates de Douala et Yaoundé, puisque je suis obligé d’être à son concert aussi. Mais je n’ai pas de choix car le calendrier de la Mama ne permet pas une autre date que celle-là, si on veut battre le fer quand il chauffe encore. La seule possibilité était de programmer le concert à la fin de ce mois, sinon il fallait attendre le mois de juillet; ce qui est trop long. Pour ceux qui ont déjà acheté des billets, ce serait carrément une annulation. On ne peut pas reporter le spectacle pour une si longue période surtout que que Patience Dabany sera de la nuit africaine du 11 juin au Stade de France et doit être à Paris dès le 3 ou le 4 juin.

 

Parlant des tarifs, certains les ont trouvé excessifs. Votre avis
Pour le spec95c0ce20ba9276a0e35745bcc53ee497cd39bc2d-blogger-images-24-.jpgtacle de Douala, les prix que nous avons pratiqué sont ceux d’un spectacle VIP. C’est un dîner-spectacle faut-il préciser, et n’y a pas meilleur prix. Il y a trois paliers de prix, 100 000, 75 000 et 50 000 francs. Or avant même la sortie des affiches, les places de 100 000 francs étaient déjà toutes prises. Donc on avait une cible précise, ce sont des tables corporate qu’on vendait. Après les affiches, il n’y a avait plus les places de 75 000. Il ne restait plus que quelques places de 50 000 Fcfa, à l’annonce du report du spectacle. En plus, le dîner est offert avec du champagne pour 100 000 Fcfa, du vin pour 75 000 Fcfa, ce sont des choses que l’on n’a pas mises sur les affiches, mais on fait des propositions à ceux qui réservent.

Jusqu’ici le «Jambo Grooving Tour» s’est limité à Douala et Yaoundé, à quand les autres villes ?
C’est un projet naissant donc il faut prendre du temps de le construire. Cette fois-ci on va à Yaoundé, peut être que la prochaine fois on ira à Garoua, Bamenda ou Bafoussam je ne sais pas. C’est un lourd investissement. C’est pourquoi nous sommes obligés de pratiquer un certain tarif. Vous avez une salle du St John’s Plazza qui offre 500 places assises et vous avez toute la ville de Douala qui veut assister au concert. Quel prix pouvez-vous pratiquer pour vous en sortir ? Vous mettez à 10 000 francs cela vous donne cinq millions, ce qui ne couvre même pas les charges de l'organisation. C’est très compliqué, il faut choisr des tarifs en fonction des charges engagées et aussi des bénéfices escomptés.

Un mot sur les prochaines éditions
Le report nous a un peu fauché parce qu’on devait être déjà entrain de communiquer sur la troisième édition qui doit se tenir fin juin. Il y a Flavour qui revient avec Dom Tom. Nous comptons les associer à X Maleya et Duc Z. Nous n’avons pas encore conclu avec Duc Z, mais c’est déjà fait avec Flavour et Dom Tom, qui ont déjà leurs cachets. On veut faire un spectacle à la fin des examens officiels pour que les jeunes puissent déstresser. Au mois de juillet on souhaiterait faire deux spectacles, en début de mois avec Fally Ipupa et en fin de mois, un plateau zouk. Mon représentant à Paris va faire signer les contrats dans les prochains jours et dès que ce sera fait je donnerais les noms. Vous savez que chez nous les gens sont très rapides. Il suffit que tu annonces l’évènement avant la signature, les mails vont à Paris, les téléphones sonnent et on cherche à détourner l’artiste, simplement pour nuire.

Quelle assurance pouvez-vous donner aux camerounais que les dates que vous avez annoncées pour Patience Dabany sont les bonnes cette fois?
Je peux rassurer tout le monde que cette fois-ci sera la bonne. La Mama va très bien. Elle sera là le 27 pour le public de Yaoundé et le 28 pour celui de Douala. Nous avons réglé le problème de salle qui se posait à Yaoundé, le spectacle aura lieu au Palais des sports de Warda à un tarif très raisonnable. On va de 15 000 à 5000 en passant par 10 000 francs. Dont 15 000 avec un CD offert.

Terminons par un mot sur votre émission télé qui a donné naissance à cet événement, une émission qui connaît un succès auprès des ménages. Qu’est ce qui l’explique selon vous?
Le travail, la passion, le rêve. On rêve aussi comme nos téléspectateurs et on se met à leur place chaque fois et on se demande ce qui peut leur faire plaisir. Et surtout de la simplicité et un engagement total.

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