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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 23:54

Yaoundé. L’artiste dit être victime de censure.

Sur les affiches et les flyers, dans les radios et les journaux, Valséro était déjà annoncé evalsero.jpgn concert ce 19 mai dès 17h au cabaret la Tanière situé au quartier Bastos à Yaoundé. La campagne de communication autour de cet événement dure depuis deux semaines.

Mais, le 10 mai dernier, l’artiste apprend par le gérant de la Tanière, Roger Bomba, que la double cérémonie marquée par la dédicace de son nouveau single, « J’en veux » et le lancement officiel du concept « Liberté pour l’Afrique » dont il est le géniteur, n’aura plus lieu dans cet espace comme préalablement convenu.

Valséro approche la direction de la Tanière en avril dernier. Après négociations, le général, comme l’appelle ses fans, réussi à obtenir la location de la salle, de la sonorisation et du congélateur  tel que cela est  mentionné sur la facture. Le cadre lui est accordé pour quatre heures de temps le 19 mai, de 17h à 21h. Il lui est alors exigé la somme de 150.000Fcfa, qu’il verse le 4 mai comme l’indique le dateur apposé sur la facture.  Cette dernière porte toutefois la mention « (Voir contrat) ». En d’autres termes, l’artiste devait signer un contrat de location de la salle défini par la Tanière. Roger Bomba explique qu’à travers ce document, l’artiste s’engageait, entre autre, à assurer tous les dégâts qui pourraient subvenir pendant le concert.

« Cette salle nous a valu 100 millions Fcfa, et si je m’en tiens à la réputation de Valséro qui peut traîner derrière lui 500 personnes, on ne sait pas ce qui peut survenir à un moment ou a un autre du spectacle. Et dans les 150000 Fcfa qu’on lui a demandé, les dommages, au cas où il y en aurait, n’étaient pas inclus. D’où le contrat ». A ce sujet, Bomba fait savoir que le rappeur devait venir signer le contrat le lendemain du jour où il payé la location de la salle. « Il a traîné, nous l’avons même rappelé, il n’est jamais venu à temps, c’est le 8 mai qu’on l’a revu ».Trop tard, la Tanière avait déjà trouvé un autre client, visiblement un meilleur, qui occupera la salle du 15 au 21 mai dans le cadre des festivités marquant le 20 mai. Le gérant de la Tanière estime alors que Serval Gaston Abé, de son vrai nom, n’a pas respecté les délais convenus pour  signer le fameux contrat. Voilà toute la raison de la Tanière pour déprogrammer le concert du « Val ».

L’auteur de la « Lettre au président » le digère très mal. C’est la deuxième fois en l’espace d’un mois qu’il est empêché de se produire. « Là c’est la goutte d’eau qui a débordé le vase », estime le rappeur. « Mon boulot c’est d’éveiller les consciences à travers ma musique, et je pense que nous sommes dans un pays où tout le monde a droit au travail. Mais depuis un moment, on m’empêche de faire mon travail pour des raisons inavouées », dénonce, irrité, le musicien. Des personnes de l’entourage du propriétaire de la Tanière auraient fait savoir à l’artiste que le boss a une grande accointance avec des membres du gouvernement. Il aurait fait volt face quand on lui a fait savoir que les textes de Valsero  dérangent le système. Valsero crie à la Censure. L’année dernière, lors des jeux universitaires de Soa, il avait été stoppé 10 minutes avant son passage sur scène, par le recteur de Yaoundé I.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:48

 

Musique. Le rappeur revient avec un single, où il demande aux Africains de se mobiliser pour barrer la voie à la communauté internationale.  

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Produit par le mouvement « Valsero et les enfants de la révolution », dans le cadre de son projet « Liberté pour l'Afrique », le single de deux titres sort officiellement le 19 mai 2011. Avec ses textes incisifs et courageux, qui épousent les thématiques actuelles, le rappeur dit vouloir s'impliquer dans la reconstruction de l'Afrique.taiwo-et-mbia-convoques-le-5-mai-devant-le-conseil-copie-1.jpg
« J'en veux » est le premier titre inédit de ce single. L'artiste que ses fans ont surnommé Général y porte le cri des Africains qui en ont marre de vivre « libres mais enchaînés ». De sa voix rocailleuse, il balance des volées de bois vert à tous ceux qui ont une part de responsabilité dans la situation de l'Afrique. Chacun en prend pour son grade. La communauté internationale pour son ingérence, l'Occident pour son manque d'humanisme, les présidents africains complices de l'impérialisme occidental, la société civile qui reste muette, les multinationales jouisseuses de richesses africaines. Valsero n'épargne pas même la jeunesse dont il s'est souvent fait le porte-parole, et l'accuse de défaitisme. Il va plus loin et s'assène un coup de massue, pour aimer tant « remuer la merde ». Dans son texte, des bips viennent parfois taire des gros mots qu'il balance. Déchaîné, Valsero ? Absolument.

Onu, persona non grata
L'artiste qui s'inspire de l'actualité mondiale a suivi de près la crise ivoirienne. Voyant la passion qu'elle suscitait au Cameroun, il s'est souvenu de ce qu'Alpha Blondy lui a dit un jour : « Valsero, faut jamais laisser rentrer l'Onu chez vous. Une fois que l'Onu entre chez vous, vous perdez le contrôle de votre pays, parce que derrière le manteau des soldats de la paix, il existe toujours la guerre ». Ces paroles lui inspirent la chanson « Freedom », dans laquelle il demande à la communauté internationale de laisser l'Afrique gérer ses problèmes. « Si aujourd'hui l'Afrique se transforme en un bain de sang, c'est parce que la communauté internationale pratique bien la technique d'attiser la flamme », soutient-il. Ainsi, il appelle les Africains à se mobiliser face aux « envahisseurs », en l'occurrence les soldats de la paix, qu'il qualifie de « vendeurs d'illusion ».
Contrairement aux millions de jeunes camerounais qui « ne savent que subir en silence dans les bars, tout en rêvant de l'étranger », Valsero, lui, veut regarder la réalité bien en face, aussi laide qu'elle soit. Ayant touché cette laideur du doigt, il dénonce avec ses tripes. Cette hargne, il la partage avec une dizaine d'autres jeunes qui forment le mouvement « Valsero et les enfants de la révolution ». Une organisation qui, sans être une association, combat la corruption et appelle les jeunes à s'inscrire massivement sur les listes électorales, en vue de la présidentielle de 2011.
Après « Autopsie » en 2010, « Réponds » en 2009 et « Lettre au président » en 2008, Gaston Ebe, de son vrai nom, marque une nouvelle étape dans sa carrière en s'ouvrant au monde, de la Chine en Israël, en passant par l'Afrique. Les dirigeants camerounais auxquels il n'a jamais fait de cadeau dans ses précédents morceaux peuvent souffler. Ouf ! Mais pas trop vite. Car, dit Valsero, « parler de l'Afrique, c'est parler du Cameroun ».

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